Beaucoup de personnes dans le canton de Genève se posent la même question avant de s'inscrire à une formation Reiki : est-ce vraiment pour moi, et que va-t-on me demander ? On lit des descriptions, on compare des programmes, on hésite entre plusieurs écoles, et pourtant la question reste entière. Faut-il s'attendre à un cours très théorique, à une longue initiation, à des heures de mémorisation, ou à quelque chose de beaucoup plus simple ?
Dire que deux jours suffisent pour apprendre le Reiki surprend souvent. Ce n'est pas une promesse de raccourci, ce n'est pas non plus un programme allégé pour aller plus vite. C'est plutôt une autre manière d'enseigner, qui laisse une grande place à l'expérience vécue et très peu à ce qu'il faudrait retenir par cœur.
Cet article ne détaille pas ce qui se passe heure par heure. Cela se vit mieux sans avoir tout lu à l'avance, et le déroulé précis est envoyé à celles et ceux qui le demandent. Il pose plutôt les repères utiles avant de choisir une formation Reiki à Genève : la logique des deux jours, à qui elle s'adresse, ce que l'on repart avec, et ce que la recherche scientifique a réellement trouvé sur le Reiki, avec ses limites.
Pourquoi deux jours peuvent suffire pour apprendre le Reiki
Dans beaucoup d'écoles, la formation s'étale sur plusieurs niveaux, souvent trois ou quatre, avec parfois plusieurs mois entre chacun. Cette organisation existe pour de bonnes raisons historiques, et elle convient à de nombreuses personnes. Elle suppose cependant du temps, de la constance, et une certaine patience avant d'arriver au premier soin donné à quelqu'un d'autre.
Le Reiki Consciousness® propose un autre chemin : une formation Reiki en deux jours, un seul palier, sans symbole à mémoriser pour commencer. Si vous voulez comprendre en quoi cette approche se distingue du Reiki que l'on appelle traditionnel, la page de la formation présente l'origine de la pratique, son créateur, Olivier Honsperger, et la comparaison avec le Reiki traditionnel ; l'article sur la différence entre le Reiki Consciousness® et le Reiki Usui la détaille.
Ce qui rend ces deux jours possibles tient à une idée simple. Le Reiki n'est pas d'abord un savoir, c'est un geste, une présence et une écoute. Or un geste s'apprend en le faisant, pas en le lisant. Plutôt que d'accumuler des connaissances avant de pratiquer, on pratique tôt, et la compréhension vient en même temps que l'expérience.
Apprendre en deux jours ne veut pas dire avoir tout compris en deux jours. Cela veut dire disposer de ce qu'il faut pour commencer à pratiquer, puis approfondir à son propre rythme, avec la régularité que l'on voudra bien lui donner.
Un petit groupe, à Genève, sans rien précipiter
La formation a lieu à Genève, en petit groupe, de 9h à 18h les deux jours. La taille réduite change beaucoup de choses. On se connaît vite, on se parle sans retenue, on pose ses questions sans craindre d'interrompre un auditoire de soixante personnes.
Ce n'est pas un stage où l'on court d'un exercice à l'autre. C'est plutôt un temps ralenti, où l'on s'autorise à rester quelques minutes de plus sur une sensation avant de passer à la suite. Le lieu précis et les prochaines dates sont indiqués sur la page de la formation, et ils changent d'une session à l'autre.
À qui s'adresse cette formation Reiki à Genève
On imagine parfois que le Reiki est réservé à des personnes déjà initiées aux pratiques énergétiques, ou à celles et ceux qui travaillent dans le soin. Ce n'est pas le cas : c'est une formation Reiki pour débutants, et aucune connaissance préalable n'est demandée. La formation s'adresse à toute personne en quête d'évolution personnelle, quel que soit son domaine d'activité : thérapeute, vendeuse, serveuse, boulanger, enseignante, retraité.
Certaines personnes viennent pour elles-mêmes, parce qu'elles traversent une période chargée et cherchent un outil simple pour se recentrer. D'autres viennent parce qu'elles accompagnent déjà du monde et souhaitent ajouter une dimension énergétique à leur écoute. D'autres encore ne savent pas très bien pourquoi, sinon qu'elles sentent depuis un moment qu'il y a quelque chose à explorer.
Aucune de ces motivations n'est meilleure qu'une autre. Une seule chose est demandée : une vraie curiosité pour ce que l'on ressent, et l'envie d'y prêter attention. Si vous vous demandez si un « don » est nécessaire, la réponse est non, et l'article sur la question du don pour apprendre le Reiki à Genève y revient en détail.
Imaginons Sophie, 42 ans
Imaginons Sophie, 42 ans, employée dans une administration du canton de Genève. Ce personnage est fictif, mais sa situation ressemble à celle de nombreuses personnes qui s'intéressent à ce type de formation. Sophie vit à un rythme soutenu, dort moins bien qu'avant, et s'est surprise plusieurs fois à ne plus savoir comment se détendre autrement qu'en regardant un écran.
Elle hésite depuis des mois. Elle ne sait pas si elle « sentira quelque chose », elle redoute de ne pas être à la hauteur, et elle ne veut pas s'engager dans un cursus de plusieurs années. Ce qui finit par la décider n'est pas un programme détaillé. C'est la possibilité de poser ses questions avant de s'inscrire, de savoir qu'un seul palier suffit pour commencer, et que personne n'attend d'elle qu'elle réussisse quoi que ce soit.
Ce qu'elle décrit ensuite n'est pas spectaculaire. Elle parle d'un calme qu'elle n'avait pas retrouvé depuis longtemps, et d'un geste simple qu'elle a envie de pratiquer chez elle. Elle ne se dit pas guérie de quoi que ce soit, elle se dit apaisée, et cela lui suffit.
Ce que l'on repart avec
Se former ne se limite pas à deux jours d'expérience. Il faut aussi pouvoir se remémorer ce que l'on a appris une fois rentré chez soi, quand l'enthousiasme du groupe est retombé et que la vie quotidienne reprend ses droits. C'est pourquoi chaque participant repart avec des supports écrits et vidéo pour revoir la démarche à son rythme, ainsi qu'un diplôme de praticien Reiki, qui permet de devenir praticien Reiki et de pratiquer ensuite à Genève ou ailleurs.
Le contenu précis de la formation, ce qui est inclus et les modalités pratiques sont présentés sur la page de la formation Reiki Consciousness® à Genève. Je ne les détaille pas ici, pour que cet article reste valable au fil des sessions.
Pratiquer tôt : ce que cela signifie vraiment
L'une des phrases que l'on entend le plus à propos de cette formation est qu'elle permet de pratiquer dès le lendemain. Elle mérite qu'on la prenne au sérieux, et qu'on la nuance un peu.
Ce que cela veut dire, c'est que vous n'avez pas à attendre un second niveau ou plusieurs mois pour poser les mains sur un proche, ou sur vous-même. Le geste appris est complet, vous pouvez l'utiliser tel quel.
Ce que cela ne veut pas dire, c'est que vous serez immédiatement à l'aise. Comme pour tout apprentissage, la confiance se construit avec la répétition. Les premières séances sont souvent un peu hésitantes : on se demande si l'on fait bien, on regarde le temps, on doute. Peu à peu, le geste devient plus simple, et l'on se met à écouter plutôt qu'à surveiller sa propre performance.
Ce qui compte ici n'est pas l'intensité, c'est la régularité. Dix minutes de pratique calme valent mieux qu'une séance rare et pleine d'attentes. Et si vous préférez d'abord vivre un soin avant de vous former, l'article sur la première séance de Reiki à Genève explique à quoi s'attendre.
Et après ces deux jours ?
Georges Richard prévoit de proposer, après la formation de deux jours, des journées complémentaires facultatives : une journée consacrée au diagnostic, c'est-à-dire aux questions à poser et à la manière de les poser, des journées de pratique, et des journées d'approfondissement de la technique. Ces propositions ne sont pas encore disponibles et leurs modalités restent à définir, mais elles montrent la logique de cet enseignement : commencer simplement, puis approfondir pour qui le souhaite, sans obligation.
Ce que dit la recherche, et ce qu'elle ne dit pas
Avant de se former, il est légitime de se demander ce que la science a réellement établi. La réponse est nuancée, et il vaut mieux l'entendre telle qu'elle est.
Le Reiki est considéré comme une approche complémentaire de bien-être. Le National Center for Complementary and Integrative Health (NCCIH), organisme américain de référence, indique qu'il n'a pas été clairement démontré que le Reiki soit efficace pour un usage lié à la santé, que la plupart des recherches ne sont pas de haute qualité, que leurs résultats sont inconsistants, et qu'aucune preuve scientifique ne soutient l'existence du champ d'énergie censé jouer un rôle dans le Reiki. Le même organisme précise qu'aucun effet nocif n'a été mis en évidence.
D'autres travaux vont dans un sens plus favorable, avec des réserves. Une méta-analyse publiée en 2024 sur le Reiki et l'anxiété, portant sur 824 participants, rapporte un effet significatif sur l'anxiété. Une revue systématique de 2022 consacrée aux essais contrôlés par placebo, dans le champ de la santé mentale chez l'adulte, a retenu quatorze études et conclut que le Reiki pourrait être plus efficace qu'un placebo dans certains domaines, tout en soulignant que le nombre d'études par domaine est faible et que les résultats restent non concluants. À l'inverse, une revue Cochrane publiée en 2015 sur le Reiki dans l'anxiété et la dépression n'avait pu retenir que trois études.
Que retenir de tout cela ? Plusieurs personnes décrivent une détente, un apaisement, parfois une meilleure gestion du stress (le sujet est traité plus en détail dans l'article sur le Reiki, le stress et le sommeil à Genève) ; certaines études vont dans ce sens, et d'autres ne permettent pas de conclure. Mais les échantillons sont souvent petits, la comparaison avec un placebo reste difficile, les résultats varient d'une étude à l'autre, et rien ne permet d'affirmer que le Reiki traite une maladie.
C'est la raison pour laquelle le Reiki se présente ici comme un soin de bien-être, qui complète un suivi médical sans jamais s'y substituer. Si vous traversez une difficulté de santé, votre médecin ou votre thérapeute reste votre premier interlocuteur.
Comment savoir si cette formation est faite pour vous
Il n'existe pas de test. Il y a seulement quelques questions que l'on peut se poser honnêtement.
- Ai-je envie d'apprendre un geste simple, plutôt qu'un système complexe ?
- Suis-je prêt à me laisser transmettre le Reiki, puis à pratiquer, et à rester présent à ce que je ressens, sans chercher à le juger ?
- Ai-je la possibilité de me libérer deux jours, de 9h à 18h, à Genève ?
Si vous répondez oui, la formation peut avoir du sens pour vous. Si vous hésitez, c'est un signal tout aussi légitime, et il n'y a aucune urgence. Beaucoup de personnes prennent plusieurs mois entre le moment où elles entendent parler de la formation et celui où elles s'inscrivent.
Une dernière remarque, qui concerne celles et ceux qui sont déjà thérapeutes, masseurs ou soignants. Le Reiki ne remplace pas une technique que vous maîtrisez déjà : il s'ajoute à votre écoute, comme une manière de poser les mains avec une intention plus calme. Ce n'est pas un outil de plus à empiler, c'est plutôt une façon différente d'être présent.
Se renseigner sans s'engager
Que vous habitiez Genève, Vaud ou la France voisine (Annemasse, Saint-Julien-en-Genevois, pays de Gex), si vous cherchez une formation Reiki en Suisse romande et que vous vous reconnaissez dans cette envie d'apprendre un geste simple, de ralentir et de transmettre à votre tour, il peut être pertinent de commencer par vous renseigner. Rien n'oblige à décider à ce stade.
Vous pouvez découvrir la formation Reiki Consciousness® à Genève, ou recevoir les informations sur la formation : vous obtenez alors par courriel le programme détaillé et le déroulé des deux jours, et vous pouvez poser vos questions avant toute décision.
Un dernier mot. Le Reiki ne se démontre pas, il se vit. C'est sans doute pour cela que ces deux jours, malgré leur brièveté, laissent le souvenir d'un temps où l'on a, simplement, ralenti.
FAQ – Formation Reiki à Genève
Où se déroule la formation Reiki Consciousness® ?
À Genève, en petit groupe. Le lieu précis et les prochaines dates sont indiqués sur la page de la formation.
Combien de temps dure la formation ?
Deux jours, de 9h à 18h. La formation comporte un seul palier, et la pratique peut commencer dès le lendemain.
Faut-il connaître le Reiki ou avoir un métier du soin pour s'inscrire ?
Non. La formation s'adresse à toute personne en quête d'évolution personnelle, quel que soit son domaine d'activité. Les thérapeutes y trouvent un complément à leur pratique, mais ce n'est pas un prérequis.
Faut-il mémoriser des symboles ?
Non, pas pour commencer. Les deux jours se concentrent sur le geste, l'écoute et l'état dans lequel on se place pour pratiquer.
Comment obtenir le détail du programme ?
En remplissant le formulaire d'information : le programme détaillé et le déroulé des deux jours vous sont envoyés par courriel, et vous pouvez poser vos questions avant de vous décider.
Le Reiki remplace-t-il un traitement médical ?
Non. Le Reiki est une pratique de bien-être qui peut compléter un suivi médical, sans jamais s'y substituer.
Sources
- Reiki – NCCIH (National Center for Complementary and Integrative Health)
- Therapeutic effects of Reiki on interventions for anxiety: a meta-analysis (2024)
- Reiki for depression and anxiety, Cochrane Database of Systematic Reviews (2015)
- Revue systématique des essais contrôlés par placebo sur le Reiki et la santé mentale, Frontiers in Psychology (2022)
