Reiki Consciousness

Faut-il un don pour apprendre le Reiki ? Formation à Genève

Faut-il un don pour apprendre le Reiki ? Formation à Genève

Parmi les questions que l'on me pose avant une inscription, il en revient une presque à chaque fois, souvent à voix basse, comme si elle était un peu gênante : « Je voudrais apprendre le Reiki, mais je ne suis pas sûr d'avoir un don. Est-ce que ça marche pour tout le monde ? » Derrière cette phrase, il y a rarement de la curiosité intellectuelle. Il y a plutôt la crainte de se retrouver dans une salle, de voir les autres ressentir quelque chose, et de ne rien sentir soi-même.

Cette crainte est très répandue dans le canton de Genève comme ailleurs en Suisse romande, et elle mérite une réponse honnête plutôt qu'une réponse rassurante. Ce n'est pas une question de don, ce n'est pas non plus une question de croyance ou de sensibilité hors du commun. C'est plutôt une question de disponibilité, d'attention, et d'envie de pratiquer.

Cet article regarde de près l'idée du « don » : d'où elle vient, pourquoi elle est si tenace, ce qu'une formation Reiki demande réellement à ceux qui la suivent, et ce qu'elle ne leur demande pas. Il décrit aussi ce qui se passe pendant les deux jours de la formation Reiki Consciousness® que Georges Richard anime à Genève, et il dit ce que la recherche scientifique a trouvé sur le Reiki, avec ses limites, parce qu'il vaut mieux se former en connaissant les deux faces de la question.

Pourquoi l'idée du don est si répandue

On associe volontiers le Reiki à des personnes « sensibles », capables de percevoir des choses que les autres ne perçoivent pas. Cette image a plusieurs origines, et il est utile de les regarder une à une, car elles ne se valent pas.

La première vient de la manière dont on parle des soins énergétiques en général. Dans beaucoup de récits, le guérisseur est quelqu'un qui possède une faculté particulière, transmise de génération en génération ou apparue à la suite d'un événement. On retrouve cette figure dans de nombreuses cultures, et elle a laissé une trace durable : si quelqu'un soigne avec ses mains, c'est qu'il est « doué ».

La deuxième vient du Reiki lui-même, tel qu'on le raconte souvent. D'après les récits de la tradition, le Reiki serait né au Japon, au début du XXe siècle, autour de Mikao Usui, au terme d'un temps de retraite et de méditation. L'histoire est belle, elle est aussi un peu intimidante : si la pratique est née d'une expérience exceptionnelle, comment une personne ordinaire pourrait-elle y avoir accès ? Il faut pourtant noter que ces récits sont avant tout des récits, et que les sources historiques divergent sur bien des points. Ce qui compte pour notre sujet est autre chose : dans toutes les formes de Reiki que je connais, l'idée est que la pratique se transmet, et qu'elle peut être apprise par des personnes qui n'avaient, au départ, aucune prédisposition particulière.

La troisième origine est plus intime. Beaucoup de personnes se comparent. Elles imaginent que d'autres ressentent des chaleurs, des picotements, des images, des émotions fortes, et que si elles-mêmes ne ressentent rien de tel, c'est qu'elles « n'ont pas ce qu'il faut ». Cette comparaison est compréhensible, mais elle repose sur une confusion entre l'intensité de ce que l'on perçoit et la capacité de pratiquer.

Ce que l'on appelle « ressentir »

Il vaut la peine de s'arrêter sur ce mot. Quand on parle de ressentir le Reiki, on pense souvent à des sensations spectaculaires. Or ce que décrivent le plus souvent les personnes qui reçoivent un soin est beaucoup plus simple : une détente profonde, un souffle qui ralentit, une chaleur diffuse, parfois un simple endormissement. D'autres ne sentent presque rien sur le moment et mesurent plutôt l'effet après, dans la soirée ou le lendemain, au calme inhabituel dans lequel elles se trouvent.

Il n'y a pas de bonne manière de ressentir. Ce n'est pas un examen, ce n'est pas un concours de perceptions. Deux personnes peuvent vivre la même séance de façon très différente, et l'une comme l'autre peut en retirer un bénéfice qu'elle décrira avec ses propres mots.

Ce que la formation demande réellement

Si ce n'est pas un don, qu'est-ce qui est demandé ? La liste est plus courte qu'on ne le croit, et elle ne contient rien d'exceptionnel.

Il est demandé d'être présent, deux jours durant. Cela paraît évident, c'est pourtant moins simple qu'il n'y paraît : être vraiment là, sans téléphone, sans la liste des choses à faire en tête, sans l'envie de juger en permanence ce que l'on vit. Il est demandé aussi un minimum de curiosité pour ce que l'on ressent, quelle que soit l'intensité de ce que l'on ressent. Il est demandé enfin d'accepter de se laisser faire, au moment de la transmission, et de pratiquer ensuite, à son rythme, avec d'autres participants.

Voilà l'essentiel. Aucun prérequis de métier, aucune formation antérieure, aucune expérience énergétique préalable. Le site de la formation le dit clairement : peu importe votre domaine actuel, que vous soyez thérapeute, vendeuse, serveuse, boulanger ou toute personne en quête d'évolution personnelle.

Ce qui n'est pas demandé

Il n'est pas demandé de croire à quoi que ce soit. On peut venir avec ses doutes, avec son esprit critique, avec ses questions. Certaines personnes arrivent même franchement sceptiques, et ce n'est pas un obstacle : c'est parfois plutôt un avantage, car elles observent avec une attention honnête ce qu'elles vivent, sans projection ni attente exagérée.

Il n'est pas demandé de mémoriser des symboles pour commencer. Dans l'approche du Reiki Consciousness®, il n'y a aucun symbole à retenir en amont, ce qui libère beaucoup d'énergie pour l'essentiel : le geste, l'écoute et l'état dans lequel on se place. Si vous voulez comprendre en quoi cette approche se distingue des formes de Reiki que l'on appelle traditionnelles, l'article consacré au Reiki Consciousness® et à ses différences avec le Reiki traditionnel détaille l'origine de la pratique et son créateur, Olivier Honsperger.

Il n'est pas demandé non plus d'être « en forme spirituellement », d'avoir médité pendant des années, ni de mener une vie particulièrement calme. Beaucoup de personnes arrivent fatiguées, préoccupées, avec un agenda chargé. La formation ne suppose pas que l'on soit déjà apaisé : elle offre plutôt un cadre dans lequel on peut le devenir, au moins un peu.

Si vous vous reconnaissez dans cette hésitation, vous pouvez dès maintenant recevoir les informations sur la formation Reiki à Genève : le programme détaillé vous est envoyé par courriel, sans engagement.

Formation Reiki à Genève : deux jours quand on n'est « pas sûr d'avoir un don »

Pour rendre cela plus concret, voici comment se déroule la formation. Elle a lieu à Genève, en petit groupe, de 9h à 18h les deux jours. C'est le cadre d'une formation Reiki à Genève pensée pour des personnes qui ne se connaissent pas, et qui ont souvent les mêmes appréhensions au départ. Pour une description plus détaillée du déroulé, vous pouvez lire l'article consacré aux deux jours de formation Reiki à Genève.

Le premier jour commence par un temps de théorie et de prise de contact, que l'on vit en groupe. On fait connaissance, on dit pourquoi on est là, et c'est souvent à ce moment-là que la question du don surgit, formulée de dix manières différentes. Elle est accueillie sans détour. Puis vient la transmission du Reiki Consciousness®, que chaque participant reçoit, et qui est ce qui permet ensuite de pratiquer. Ce n'est donc pas à vous de « posséder » quelque chose au départ : la formation comprend ce temps de transmission, justement.

Imaginons Claire, 51 ans

Imaginons Claire, 51 ans, enseignante dans une école du canton de Genève. Ce personnage est fictif, mais sa situation ressemble à celle de bien des personnes qui hésitent avant de s'inscrire. Claire a entendu parler du Reiki par une collègue. Elle a envie d'essayer, mais elle se décrit comme quelqu'un de très rationnel, peu sensible aux ambiances, qui n'a jamais ressenti de « présence » ni de « vibration » de sa vie. Elle redoute d'arriver dans une salle où tout le monde sera plus réceptif qu'elle.

Le matin de la formation, elle arrive avec cette inquiétude. Pendant le temps d'accueil, elle entend deux autres participants formuler la même crainte presque mot pour mot, et elle sent déjà quelque chose se relâcher. Pendant la transmission, elle ne perçoit pas de choses extraordinaires. Elle remarque que son souffle devient plus lent, que ses épaules descendent, qu'elle cesse de réfléchir à ce qu'elle devrait ressentir. Au moment de l'échange, elle dit simplement qu'elle a été « tranquille », et que ce n'est pas arrivé souvent ces derniers mois.

Le lendemain, pendant la pratique en binôme, Claire pose les mains sur une autre participante en se répétant qu'elle ne sait pas ce qu'elle fait. Au bout de quelques minutes, elle s'aperçoit qu'elle écoute vraiment, qu'elle est attentive à la respiration de la personne, au rythme de la séance, et que cette écoute lui suffit. À la fin de la journée, elle ne dit pas qu'elle a découvert un don. Elle dit qu'elle a appris un geste, et qu'elle a envie de le pratiquer chez elle, calmement, quelques minutes par jour.

Ce récit n'est pas une promesse : chacun vit les deux jours à sa manière, et rien ne garantit une expérience particulière. Mais il illustre bien ce qui se passe souvent : le moment où l'on cesse de se demander si l'on est doué est aussi le moment où l'on commence à pratiquer.

Pratiquer, c'est d'abord apprendre à écouter

Ce qui s'apprend pendant ces deux jours n'est pas une technique réservée à des personnes particulières. C'est une manière de poser les mains avec une intention calme, de rester présent à ce qui se passe, et de laisser la séance se dérouler sans chercher à la contrôler.

Cela rappelle ce que j'observe en consultation, en shiatsu comme en médecine traditionnelle chinoise : la qualité du soin dépend beaucoup de la qualité de l'écoute. Ce n'est pas la force du geste qui compte, c'est la justesse de la présence. Une main posée avec attention en dit plus qu'un geste appuyé sans écoute. Or l'écoute, contrairement à ce que l'on croit, n'est pas un talent inné : elle se développe, elle se cultive, elle se perd aussi quand on est pressé.

C'est pourquoi la répétition tient une grande place dans la formation. Georges explique le soin étape par étape, moment par moment, sur l'ensemble des deux jours, et chacun l'enchaîne plusieurs fois, en binôme. La première fois, on pense surtout à ne pas se tromper. La deuxième, on commence à respirer. La troisième, on écoute. Ce n'est pas un don qui apparaît entre-temps, c'est une aisance qui s'installe.

Les doutes font partie du chemin

Il est fréquent de douter pendant la formation, et encore plus dans les semaines qui suivent. On se demande si l'on fait bien, si l'on a vraiment « transmis quelque chose », si l'effet décrit par la personne est réel ou s'il vient simplement du moment de calme. Ces questions sont saines. Elles ne signifient pas que l'on n'est pas fait pour cette pratique, elles signifient plutôt que l'on prend la chose au sérieux.

Ce qui aide, c'est la régularité. Ce qui compte ici n'est pas l'intensité, c'est la régularité : dix minutes de pratique calme valent mieux qu'une séance rare et pleine d'attentes. Beaucoup de personnes constatent que leur confiance se construit sur la durée, séance après séance, et non sur une expérience unique qui les aurait convaincues.

Ce que dit la recherche sur l'effet du Reiki, et sur l'idée du « don »

Puisque la question de l'efficacité n'est jamais loin de celle du don, il est utile de regarder ce que les recherches ont réellement trouvé. La réponse est nuancée, et il vaut mieux l'entendre telle qu'elle est.

Le Reiki est considéré comme une approche complémentaire de bien-être. Le National Center for Complementary and Integrative Health (NCCIH), organisme américain de référence, indique que le Reiki n'a pas été clairement démontré comme efficace pour un usage lié à la santé, que la plupart des recherches ne sont pas de haute qualité, que leurs résultats sont inconsistants, et qu'aucune preuve scientifique ne soutient l'existence du champ d'énergie censé jouer un rôle dans cette pratique. Le même organisme indique qu'aucun effet nocif n'a été mis en évidence.

D'autres travaux vont dans un sens plus favorable, avec des réserves. Une revue systématique publiée en 2022 dans la revue Frontiers in Psychology, consacrée aux essais contrôlés par placebo dans le champ de la santé mentale, rapporte que le Reiki pourrait faire mieux qu'un placebo pour certains symptômes, tout en soulignant que le nombre d'études reste faible et que les conclusions demandent à être confirmées.

Un autre travail éclaire plus directement la question qui nous occupe. Une revue de cadrage consacrée aux protocoles de Reiki « factice » (sham Reiki) dans la recherche a observé que, dans de nombreux essais, des personnes qui recevaient un geste imité par un praticien sans formation Reiki avaient elles aussi ressenti une amélioration. Les auteurs y voient un effet placebo, et soulignent que la manière de concevoir ces protocoles influence beaucoup les résultats. Autrement dit, la recherche n'a pas, à ce jour, permis de séparer nettement ce qui relève du Reiki de ce qui relève du contexte : le calme, l'attention portée à la personne, le temps pris pour elle, l'attente de la séance.

Ce que cela change pour la question du don

Cette dernière observation rejoint, d'une façon inattendue, ce que je disais plus haut. Si l'attention, la présence et le cadre pèsent autant dans ce que vivent les personnes, alors la qualité que l'on apporte à une séance relève beaucoup plus de dispositions que chacun peut cultiver que d'une faculté rare. Je ne prétends pas que la recherche démontre quoi que ce soit sur l'énergie elle-même, elle ne le fait pas. Je dis seulement que rien, dans ce qu'elle a trouvé, n'indique qu'il faille un don particulier pour offrir un moment de calme à quelqu'un.

Il faut aussi rester prudent dans l'autre sens. Les échantillons sont souvent petits, les résultats varient d'une étude à l'autre, et rien ne permet d'affirmer que le Reiki traite une maladie. C'est la raison pour laquelle il se présente ici comme une pratique de bien-être qui complète un suivi médical sans jamais s'y substituer. Si vous traversez une difficulté de santé, votre médecin ou votre thérapeute reste votre premier interlocuteur.

Quelques repères pour savoir si l'on est prêt

Il n'existe pas de test, et c'est tant mieux. Il y a seulement quelques questions que l'on peut se poser honnêtement.

  • Ai-je envie d'apprendre un geste simple, plutôt qu'un système complexe ?
  • Suis-je prêt à me laisser transmettre le Reiki, puis à pratiquer, sans chercher à juger en permanence ce que je ressens ?
  • Puis-je me libérer deux jours, de 9h à 18h, à Genève ?

Si vous répondez oui, la formation peut avoir du sens pour vous, quelle que soit votre histoire avec la sensibilité ou avec l'énergie. Si vous hésitez, c'est un signal tout aussi légitime, et il n'y a aucune urgence. Beaucoup de personnes prennent plusieurs mois entre le moment où elles entendent parler de la formation et celui où elles s'inscrivent.

Une remarque pour celles et ceux qui sont déjà thérapeutes, masseurs ou soignants. Le fait d'avoir déjà une pratique de contact ne rend pas la question du don plus facile, elle se pose même parfois davantage : on craint de ne pas retrouver dans le Reiki la précision de ses autres techniques. Le Reiki ne remplace pas ce que vous maîtrisez déjà, il s'ajoute à votre écoute comme une manière de poser les mains avec une intention plus calme.

Et après ces deux jours ?

Georges Richard prévoit de proposer, après la formation de deux jours, des journées complémentaires facultatives : une journée consacrée au diagnostic, c'est-à-dire aux questions à poser et à la manière de les poser, des journées de pratique, et des journées d'approfondissement de la technique. Ces propositions ne sont pas encore disponibles et leurs modalités restent à définir, mais elles disent bien la logique de cet enseignement : commencer simplement, puis approfondir pour qui le souhaite. Rien n'oblige à aller plus loin, et ceux qui se sentent peu sûrs d'eux au début ont ainsi le temps d'installer leur pratique.

Se renseigner sans s'engager

Si vous habitez Genève, la Suisse romande ou la France voisine et que vous vous reconnaissez dans cette hésitation, dans cette envie d'apprendre le Reiki en 2 jours sans savoir si vous en êtes « capable », il peut être pertinent de commencer par vous renseigner. Rien n'oblige à décider à ce stade.

Vous pouvez découvrir la formation Reiki Consciousness® à Genève, ou recevoir les informations sur la formation : vous obtenez alors par courriel le détail du programme et du déroulé des deux jours, et vous pouvez poser vos questions, y compris celle du don, avant toute décision.

Un dernier mot. La question « ai-je un don ? » cherche une réponse avant l'expérience, alors que c'est l'expérience qui répond. Beaucoup de personnes qui hésitaient repartent de cette formation à Genève avec une impression plus simple que ce qu'elles redoutaient : elles ont appris un geste, et il leur appartient désormais.

FAQ – Apprendre le Reiki sans « don »

Faut-il un don pour apprendre le Reiki ?

Non. La formation s'adresse à toute personne en quête d'évolution personnelle, quel que soit son domaine d'activité. Elle demande de la présence et de la curiosité, pas une faculté particulière.

Et si je ne ressens rien pendant la formation ?

C'est possible, et cela arrive plus souvent qu'on ne le croit. Certaines personnes ressentent beaucoup, d'autres peu, et mesurent plutôt l'effet après. Il n'y a pas de bonne manière de ressentir.

Faut-il croire au Reiki pour s'inscrire ?

Non. On peut venir avec ses doutes et son esprit critique. Il est seulement demandé d'être attentif à ce que l'on vit, sans chercher à le forcer.

Faut-il avoir déjà pratiqué une technique énergétique ?

Non. Aucune expérience préalable n'est requise, et aucun symbole n'est à mémoriser pour commencer.

Peut-on pratiquer dès le lendemain de la formation ?

Oui, c'est l'un des principes de cette approche. La confiance, elle, se construit avec la répétition, et les premières séances sont souvent un peu hésitantes.

Le Reiki remplace-t-il un traitement médical ?

Non. Le Reiki est une pratique de bien-être qui peut compléter un suivi médical, sans jamais s'y substituer.

Sources

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